Rien à voir (7): press
Musique par ordinateur de Jean-Claude Risset, à Ex-Centris
in La Presse (Québec),
March 9, 2000
Rien à voir (7). Réseaux et Ex-Centris présentent Rien à voir (7), concerts d’électro sur 35 hauts-parleurs, les jeudi 9, vendredi 10 mars à 19h et 21h, et le samedi 11 mars à 17h, 19h et 21h (au 3536, boul. Saint-Laurent, Montréal) Entrée: 8 $, 6 $. Oeuvres de John Oswald, Natasha Barrett et Jean-Claude Rissett.
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Wrapping a stubborn ear around musique actuelle
by Isaac Chosta
in Hour (Québec), March 9, 2000
Also this week: Rien à voir is four days of electroacoustic music at the ExCentris complex with composers from Quebec, the rest of Canada, and Europe. Don’t miss the rencontres with the composers each day at 6 pm in the Agora (just outside the three cinemas).
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L'acousmatique à la portée de tous
by Philippe Renaud
in La Presse (Québec),
March 8, 2000
«As-tu déjà vu quelqu’un mourir devant toi? Non? As-tu déjà vu les films Face à la mort? La scène de l’électrocution?» me demande Louis Dufort. Oui, oui, ça me revient… Le jeune compositeur de musique électroacoustique est obsédé par la mort ces temps-ci. Obsédé par les atrocités que peut subir le corps humain. Elles provoquent chez lui une émotion dense, brutale, déstabilisanle, qui est au centre des oeuvres qu’il nous fera entendre ce soir, lors de la soirée d’ouverture de la série Rien à voir présentée pour la première fois dans les conditions idéales qu’offre le centre Ex-Centris.
«Le malaise m’intéresse, m’explique-t-il depuis le pelit studio qu’il s’est construit au sous-sol de sa demeure. Je m’intéresse à la rupture des attentes de la perception pour créer chez l’auditeur un déséquilibre. C’est là où j’ai le contrôle sur lui!» jubile-t-il.
Sa musigue est en effet inattendue. Sur Zénith l’une de ses plus récentes compositions, la tension est déjà palpable pendant ces premiers instants vaporeux, puis éclate brutalenent. L’impact est terrible et vise au plexus: «J’ai une approche autant musicale que physique.»
Louis Dufort a 28 ans, est diplômé de l’Université de Montréal en composition de musique électroacoustique, ainsi que du conservatoire de musique de Montréal, et trippe sur le techno. Ses compositions lui ont valu de nombreux prix (ACREQ et SOCAN) et sont reconnues autant en France, dans les Pays-Bas qu’aux États-Unis. Mais Dufort est moin sérieux que son curriculum vitae le laisse paraître: «J’ai jamais été ben intellectuel. Je n’aime pas trop les concepts; ça va justement à l’encontre du trip de la perception qu’est l’acousmatique.»
Essayons de clarifier ce jargon qui, de vous à moi, peut paraître assez aride. La musique acousmatique n’est pas un style; c’est une façon de rendre la musique telle qu’elle le sera pendant les quatre jours de la série Rien à voir. Une pièce électroacoustique mise en espace, diffusée dans un environnement contrôlé — truffé de 35 haut-parleurs —, permet de lui conférer de nouvelles intentions, un nouvel impact à l’oreille.C’est ça, l’acousmatique.
«Ça vient de Pythagore. Quand il donnait ses enseignements, il se cachait derrière une toile pour que seules ses paroles soient retenues.»
«Ainsi, renchérit Dufort, l’auditeur n’est pas distrait par le jeu de l’interprète. Tout ce déroule dans le noir total. C’est ce que j’aime là-dedans, c’est qu’on se retrouve avec la musique à l’état pur. Ça devient intéressant d’un point de vue narratif; je peux créer des images concrètes qui vont toucher l’auditeur.»
Louis Dufort sent la nécessité de raconter quelque chose à travers ses pièces, comme si c’était du cinéma. La seule chose qui lui importe c’est d’installer un dialogue entre lui et le public. «Je veux que l’auditeur ressente quelque chose d’intense.» De cette façon il n’est pas nécessaire de posséder une maîtrise en musicologie pour apprécier ses œuvres.
Cette satisfaction, il espère aussi la retrouver dans la musique techno. «Le techno est une forme populaire de l’acousmatique. On ne va pas entendre du techno pour être ébloui par la performance du musicien. On y va pour la vibe, pour la musique!» D’ici à ce qu’il lance ses premières compositions pour le plancher de danse (sur le label montréalais Ascend), un premier disque de musique électroacoustique devrait paraître sous peu. En plus de tout ça, Dufort compose pour les chorégraphies de Marie Chouinard, un travail qui le passionne. «J’adore danser, j’adore le travail du corps humain!» Et de me replonger dans ses images de corps mutilés, travaillés par la douleur…
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Musiques d'aujourd'hui
by Clément Trudel
in Le Devoir (Québec),
March 6, 2000
Ceux et celles qui s’intéressent aux courants musicaux les plus récents sont généreusement servis cette semaine à Montréal. […] Sont à l’ordre du jour les événements Rien à voir au Ex-Centris: de mercredi à samedi inclusivement, la musique électro est à l’honneur au cours de neuf concerts. Les compositeurs invités sont Louis Dufort (Montréal), John Oswald (Oswald), Natasha Barrett (Angleterre/Norvège) et l’un des pionniers de la musique par ordinateur, le Français Jean-Claude Risset.
Ateliers de maître
À signaler, au Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec à Montréal, une série d’ateliers de maître qui continuent de donner du relief à cette institution. Jeudi (9 mars), Jean-Claude Risset, à qui l’on doit le premier système européen de synthèse numérique des sons, fait bénéficier des élèves de sa science de la composition.
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Musiques d'aujourd'hui
in Le Devoir (Québec),
March 6, 2000
Sont aussi à l’ordre du Jour les événements de Rien à voir au Ex-Centris: de mercredi à samedi inclusivement, la musique électro est à l’honneur au cours de neuf concerts. Les compositeurs invités sont Louis Dufort (Montréal), John Oswald (Toronto), Natasha Barrett (Angleterre/Norvège) et l’un des pionniers de la musique par ordinateur, le Français Jean-Claude Risset. Billetterie: (514) 847-2206.
Ateliers de maître
A signaler, au Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec à Montréal, une série d’ateliers de maître qui continuent de donner du relief à cette institution. Jeudi (9 mars), Jean-Claude Risset, à qui l’on doit le premier système européen de synthèse numérique des sons, fait bénéficier des élèves de sa science de la composition — à la salle Germaine Malépart, de 16h à 18h. M. Rissett donne de plus trois conférences, le 10 à la faculté de musique de McGill, le 13 à l’université Concordia et le 14, à la faculté de musique de l’UdeM.
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Rien à voir (7)
by Dominique Olivier
in Voir #14:09 (Québec),
March 2, 2000
La série Rien à voir en est à sa septième édition. Comme à l’accoutumée, elle nous présente une programmation riche et foisonnante répartie sur quatre jours, avec neuf événements diffusés par un orchestre de 35 haut-parleurs, et quatre compositeurs invités. Le Montréalais Louis Dufort, le Torontois John Oswald, la Britannique Natasha Barrett et le Français Jean-Claude Risset nous feront découvrir plusieurs aspects de la musique électroacoustique qui se crée aujourd’hui à travers le monde, grâce à Réseaux. Chaque soirée, consacrée à un des quatre invités, comprend deux concerts: un premier donnant carte blanche au compositeur - qui y présente des oeuvres de son choix, l’ayant particulièrement marqué -, le second présentant ses propres oeuvres (19 h et 21 h). Le samedi, un concert à 17 h permettra d’entendre les oeuvres de nos jeunes créateurs en électro. Rien à voir est maintenant domiciliée au complexe Ex-Centris. Du mercredi 8 au samedi 11 mars.
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Agenda
in Voir (Québec),
March 2, 2000
La série Rien à voir en est à sa septième édition. Comme à l’accoutumée, elle nous présente une programmation riche et foisonnante répartie sur quatre jours, avec neuf événements diffusés par un orchestre de 35 haut-parleurs, et quatre compositeurs invités. Le Montréalais Louis Dufort, le Torontois John Oswald, la Britannique Natasha Barrett et le Français Jean-Claude Rissett nous feront découvrir plusieurs aspects de la musique électroacoustique qui se crée aujourd’hui à travers le monde.
Chaque soirée, consacrée à un des quatre invités, comprend deux concerts: un premier donnant carte blanche au compositeur — qui y présente des œuvres de son choix, l’ayant particulièrement marqué -, le second présentant ses propres œuvres (19h et 21h). Le samedi, un concert à 17h permettra d’entendre les œuvres de nos jeunes créateurs en électro. Rien à voir est maintenant domiciliée au complexe Ex-Centris. Du mercredi 8 au samedi 11 mars.
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Pavillons battants
by Catherine Perrey
in Ici Montréal (Québec),
March 2, 2000
Vous n’avez pas la berlue, voici l’édition numéro 7 de Rien à voir. Un événement de musique prolifique électroacoustique, présenté pour une seconde fois dans l’écrin du complexe Ex-Centris. Et comme le précise Robert Normandeau, l’un des trois membres du collectif Réseaux, plusieurs autres éditions sont déjà en incubateur. Cette fois, ce sont Louis Dufort, John Oswald, Natasha Barrett et Jean-Claude Rissett qui livreront leurs constructions sonores. Le principe est rituellement le même: chaque compositeur présente des œuvres qu’il aime ou qui l’ont profondément marqué, dans un premier concert sous le sceau de la carte blanche. Le second concert permet la diffusion des œuvres du compositeur lui-même.
Réseaux a donc commandé, entre autres, une œuvre à John Oswald, musicien polyvalent (surtout connu pour ses Plunderphonics), parmi les plus intéressants de la scène canadienne: «C’est quelqu’un qui fait surtout de la musique instrumentale. Il a fait cependant des travaux électroacoustiques, mais qu’il n’a jamais destinés à la scène, toujours à l’écoute sur disque et il a déjà également organisé des concerts dans le noir (notamment au Sound Symposium de Terre-Neuve)», précise Normandeau. On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre avec Oswald. Mais pour l’instant, l’œuvre de commande est un jeu de variation autour d’une seule et unique note. C’est essentiellement le genre de travail qu’Oswald a lui-même déjà réalisé en électroacoustique, avec des transformations, des manipulations d’éléments sonores et d’éléments musicaux préexistants.» De plus, Oswald présentera une comédienne qui dira ou chantera un texte, mais qui en réalité fera de la simulation sonore ou, si vous préhérez, du lipsync. Oswald, maître des illusions…
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À venir
in La Scena Musicale #5:6
(Québec), March 1, 2000
D’autres créateurs seront à découvrir pour 4 jours d’électro, avec 9 concerts et 35 haut-parleurs qui produiront un «cinéma pour l’oreille» au complexe Ex-Centris du 8 au 11 mars. Les compositeurs invités sont le montréalais Louis Dufort, le torontois John Oswald, Natasha Barrett, originaire d’Angleterre et habitant maintenant en Norvège, ainsi que Jean-Claude Rissett, venu de France. Cet événement s’inscrit dans la série Rien à voir dédiée à l’électroacoustique / acousmatique.
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Montréalités
in Con Tempo (Québec),
February 1, 2000
Réseaux présente Rien à voir Thématique: 4 jours d’électro.
Oeuvres de Louis Dufort, John Oswald et Natasha Barrett et Jean-Claude Risset. 9 concerts, 35 hauts-parleurs en présence des 4 compositeurs invités (Montréal, Toronto, Angleterre/Norvège, France). 8,9, 10 et 11 mars 2000. Cinéma Ex-Centris, 3536 boul.StLaurent.
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