L’éveil (1997), 11m00s

Elizabeth Anderson

Première pièce d’un cycle qui explore le paradoxe des oppositions, tant celles de la réalité physique des choses que la réalité psychologique des êtres. Il s’agit ici de la création de l’univers et de ses deux pôles: matière/antimatière, lumière/obscurité, fournaise/froid glacial. Paradoxalement, dans cet univers silencieux et hostile, s’éveille l’être humain qui, à l’image de son environnement, renferme ses propres contradictions telles que lumière et ombre de l’âme qui balance délicatement sur le pivot de la conscience. L’œuvre commence par un son grave, soutenu, et se poursuit, peu après, par des sons aigus dont le flux sera interrompu par de courts mais puissants événements explorant le registre intermédiaire entre les deux pôles sonores initiaux. Ensuite le son grave s’éteint et le son aigu soutenu cède la place à une danse frénétique et sensuelle. L’éveil développe de façon linéaire des sections lentes et introspectives (dont l’atmosphère, détendue, donne l’illusion d’une expansion du temps) alternant avec des sections très tendues et chargées. Ce mouvement constant de va et vient peut être comparé, à une autre échelle, aux vastes mouvements de l’univers ou encore au microcosme de la conscience humaine où la rencontre des contraires peut être extrêmement turbulente mais également un contexte fascinant pour la création de la Vie et de l’Art. L’éveil a été composé dans le studio analogique de Musiques & Recherches, Ohain.

Exécutions

Rien à voir (3) carte blanche Rien à voir (3)
vendredi 20 février 1998
Annette Vande Gorne: carte blanche
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