Writing Machine (2005), 15m34s
Writing Machine est une pièce acousmatique de concert pour huit canaux. Elle puise son inspiration chez l’auteur américain William S Burroughs et de relations observées entre son travail et la musique électroacoustique. Je fût premièrement inspiré par sa technique d’écriture nommée «cut-up». Cette technique consiste à prendre plusieurs sources textuelles, d’en couper des extraits et de les assembler dans un ordre aléatoire jusqu’à atteindre l’effet recherché. J’ai appliqué sa technique à ses propres mots en construisant des nouvelles structures, un nouveau texte. Burroughs a également fait des expériences semblables avec des enregistrements sur bande. Avec ses expériences, il découvrit une façon de déconstruire le langage. C’est cette déconstruction du langage que j’ai voulu explorer avec cette pièce. J’ai utilisé les mots pour leurs propriétés matérielles et non pas seulement pour leur qualité sémantique ou narrative. Cette citation provenant du texte Sound Identity Fading Out: William Burroughs’ Tape Experiments de Robin Lydenberg résume précisément mon intention:
[…] Burroughs’ tape cut-ups often produce an assaultive pulsation […] leaving the listener unable to construct context, linear sequence, or even syntax from what he hears and thus liberating him or her from these imposed patterns of thought. As he (Burroughs) explains in The Ticket That Exploded, “The content of the tape doesn’t seem to effect the result”; the power resides instead in the rhythm, in patterns of alternation at specific intervals.
[i-07]
Writing Machine est une commande du Zentrum für Kunst und Medientechnologie (ZKM), Karlsruhe (Allemagne). Sa production a été rendue possible grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et de l’ambassade du Canada à Berlin. Merci à André Garant pour m’avoir prêté sa voix.
Exécutions
| Akousma (3) vendredi 3 novembre 2006 Ludger Brümmer: Espaces, silences |