Communiqué, pour diffusion immédiate

Rien à voir (9) à Ex-Centris
4 jours d’électro: 9 concerts x 35 haut-parleurs
4 compositeurs invités de Montréal, d’Angleterre, de France et d’Argentine
du lundi 9 au jeudi 12 avril 2001: 19h et 21h + jeudi: 17h
Ex-Centris, salle Fellini — 3536, boulevard Saint-Laurent, Montréal — Billetterie: 514-847-2206

--------------------------------------

Montréal, 12 mars 2001 — Du lundi 9 au jeudi 12 avril 2001, place au «cinéma pour l’oreille», avec la série de concerts électro Rien à voir (9), dorénavant installée dans la salle Fellini à Ex-Centris. Réseaux présente sa neuvième série Rien à voir avec neuf concerts de musique électroacoustique sur bande, projetée par quatre compositeurs sur un orchestre de trente-cinq haut-parleurs. Assis confortablement, les auditeurs seront livrés à un envoûtement sonore qui laisse toute la place à la musique, sans aucune distraction visuelle. Rien à voir au cinéma, un pari audacieux!

Les quatre soirées comprennent deux concerts différents par soir, soit une carte blanche à l’artiste invité à 19 heures et un concert solo, constitué de ses seules æuvres, à 21 heures. Et fidèle à la tradition d’appuyer les compositeurs de la jeune génération, Réseaux présente un concert le jeudi 12 avril à 17 heures, avec des musiques de jeunes compositeurs montréalais.

Les quatre compositeurs invités à Rien à voir (9) dirigeront la projection sonore des æuvres: lundi 9 avril, Adrian Moore (Angleterre) inaugurera la série en y présentant plusieurs de ses æuvres dont certaines viennent d’être publiées sur l’étiquette montréalaise empreintes DIGITALes. Mardi 10 avril, c’est au tour du français Régis Renouard Larivière de nous dévoiler ses musiques presque toutes inédites ici. On se souviendra qu’une de ses æuvres, Futaie, avait été remarquée lors de Rien à voir (7). Puis mercredi 11 avril, ce sera au tour de Gilles Gobeil, l’un des cofondateurs de Réseaux, de nous présenter ses musiques et ses choix. Et enfin jeudi 12 avril, Beatriz Ferreyra, originaire d’Argentine mais vivant en France, qui a participé à la rédaction du Solfège de l’objet sonore aux côtés de Pierre Schaeffer, sera parmi nous dans le cadre d’une soirée qui lui est consacrée. La compositeure donnera également une conférence le mardi 10 avril à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, à 13h (salle B-399).

La série Rien à voir, dédiée à la musique électroacoustique sur bande qui est aussi appelée «cinéma pour l’oreille» est une initiative de Réseaux, une société de concerts, de diffusion et de publications des arts médiatiques, qui a été fondée à Montréal en 1991 par les compositeurs Jean-François Denis, Gilles Gobeil et Robert Normandeau.

Plus de cinquante ans après sa naissance, la musique acousmatique (l’électroacoustique diffusée sur un orchestre de haut-parleurs), qui s’est libérée d’un art d’interprétation — comme le cinéma l’avait fait avant elle avec le théâtre —, rejoint ici ce dernier en partageant avec lui son espace de projection imaginaire.

Les musiques de Rien à voir (9) pourront être entendues ultérieurement sur les ondes de la Chaîne culturelle de Radio-Canada, dans le cadre de l’émission L’espace du son réalisée par Mario Gauthier. Rien à voir (9) est produit avec l’aide du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal, de la Fondation SOCAN et du Conseil québécois de la musique.

--------------------------------------

Billetterie
Passeport (les 9 concerts) 45$
Programme double (soirée) 15$ (étudiants: 10$)
Par concert 9$ (étudiants: 6$)
Renseignements et prévente (dès le 15 mars): Billetterie Ex-Centris +1/514 847-2206

--------------------------------------

Site internet: http://www.reseauxconcerts.com/
Les biographies des compositeurs ainsi que les photos (haute résolution) sont disponibles sur le site de Réseaux: http://www.reseauxconcerts.com/

--------------------------------------

Regard sur les compositeurs

Lundi 9 avril 2001

Adrian Moore (1969, Nottingham, RU)

Adrian Moore découvre la musique électroacoustique à Nottingham, sa ville natale, à un concert donné par Denis Smalley. Durant ses études de premier cycle, à la City University de Londres, il débute en composition studio et collabore à la production de concerts de la EMAS (Electroacoustic Music Association of Great Britain — devenue la Sonic Arts Network). La présentation d’æuvres pour bande sur plusieurs haut-parleurs l’intéresse, c’est pourquoi il poursuit ses études sous la direction de Jonty Harrison à la University of Birmingham, où il a l’occasion de composer et de travailler pour le BEAST (Birmingham ElectroAcoustic Sound Theatre). Il obtient son diplôme en 1998, à Birmingham, après sept ans d’études entrecoupées de séjours au CNSM de Lyon (France) en 1991 et 1992, et au ZKM de Karlsruhe (Allemagne) en 1995.

Ses æuvres jouées et diffusées dans le monde entier ont valu à Adrian Moore de nombreux prix et mentions décernés lors des concours, notamment le Musica Nova (Prague, République tchèque, 1996), le Noroit-Léonce Petitot (Arras, France, 1996), le EAR’97 (Budapest, Hongrie, 1997) ainsi que le Prix Ars Electronica (Linz, Autriche, 1998).

Adrian Moore a toujours désiré mettre le potentiel énorme de la bande au service de l’exécution en direct et de la diffusion des sons. Aussi voit-il dans la technologie actuelle un outil idéal tant pour le compositeur que pour l’interprète ou le professeur. Il a collaboré récemment à des projets où des æuvres associant danse-théâtre, film et multimédia, étaient exécutées, ou utilisées dans un cadre éducatif.

Adrian Moore est aujourd’hui professeur et directeur des Studios de son (SUSS) à la Sheffield University, et l’un des directeurs du Sonic Arts Network, un organisme national qui encourage l’utilisation créatrice de la technologie pour la composition et la présentation d’æuvres musicales.

Au programme à 19 h — Carte blanche: Turbulence of life. Andrew Lewis, Scherzo (1992-93) 8min; Simon Emmerson, Frictions (1999) 14min; Stéphane Roy, Crystal Music (1994) 14min; Elainie Lillios, Arturo (1998) 13min. Au programme à 21 h — Solo: Questioning/Unquestioning. Junky (1996) 12min; Dreamarena (1996) 13min; Study in Ink (1997) 10min; Ethereality (2000) 15min; Superstrings (1999-2000) 12min; et un classique: Jonty Harrison, Klang (1982) 9min.

Mardi 10 avril 2001

Régis Renouard Larivière (1959, Paris)

Formation en composition électroacoustique auprès de Philippe Mion et Jacques Lejeune, fin 1984. Décide de se consacrer à la composition et fonde son propre studio de composition en 1986. Cours d’analyses musicales auprès de Francis Bayer. Pratique et analyses de la musique Hindoustani (Inde du Nord) auprès de Shivu Taralagatti. Enseigne la musique électroacoustique depuis 1990 (C.F.M.I de Poitiers de 1990 à 1999, interventions pédagogiques sporadiques à la Muse en Circuit, au Centre Noroît d’Arras, etc.). Co-animateur avec Christian Éloy des stages Adac-GRM depuis octobre 1999 Membre du bureau de l’association Ars Sonora depuis janvier 1995. Plus particulièrement en charge, avec Katherine Vayne et Christian Zanési de Ars Sonora Revue (1995-1999).

Plusieurs articles de réflexions à propos des concepts du Traité des Objets Musicaux de Schaeffer dont L’objet, le chant paru dans l’ouvrage collectif Ouïr, Entendre, Écouter, Comprendre après Schaeffer (Buchet/Chastel, 1999). Collabore activement et diversement à la réalisation du Cédérom Le GRM présente: Faire, Entendre, Connaître la musique électroacoustique (2000). Plusieurs musiques de scène pour la danse et le théâtre, dont Katapult (1993), spectacle de Nadine Rémy. Prix au Concours National de Musique Expérimentale d’Orléans (1988) pour Ouverture, Distinction pour Futaie au concours Ars Electronica 1996. Discographie: Ouverture, Paysaginaire 9810. Futaie, Prix Ars Electronica 96. Bromios, Acousmatica 1298. Futaie, Tchernoziom, Ina-GRM 275 732.

Au programme à 19 h — Carte blanche: Ténacité du geste. Philippe Mion, Si c’était du jour (1999) 16min; François Bayle, Substance du signe (1971) 13min; Régis Renouard Larivière, Bromios (1994) 13min; Benjamin Thigpen, Step, under (1998) 14min. Au programme à 21 h — Solo: Esquive du son. Futaie (1996) 14min; Tchernoziom (1998) 19min; Esquive (2000) 27min.

Mercredi 11 avril 2001

Gilles Gobeil (1954, Sorel)

Études musicales à l’Université de Montréal (maîtrise en composition). Lauréat des concours internationaux: Concours biennal de composition acousmatique “Métamorphoses” (Belgique, 2000); CIMESP — International Electroacoustic Music Contest of São Paulo (Brésil, 1999, 1997); Bourges (France, 1999, 1989, 1988); Stockholm Electronic Arts Award (Suède, 1997, 1994); Ars Electronica, Linz (Autriche, 1995); Luigi-Russolo, Varèse (Italie, 1987, 1989, 1988); Newcomp, Boston (ÉU, 1987); et Brock University Tape Music Competition, St Catharines (Canada, 1985). Lauréat des concours nationaux: “Grand Prix 1993” de la SOCAN (société canadienne du droit d’exécution); “Prix Robert Fleming 1985” du Conseil canadien de la musique; prix de composition 1984 de la SDE Canada (société canadienne du droit d’exécution).

Sélectionné à de nombreux festivals nationaux et internationaux. Gilles Gobeil est membre de la Communauté électroacoustique canadienne (CEC), compositeur agréé du Centre de musique canadienne (CMC) et cofondateur de la société de concerts Réseaux.

Au programme à 19 h — Carte blanche: Terrain de jeux. Wolfgang Mitterer, Tier (1993) 5min; Paul Koonce, Walkabout (extrait) (1998) 9min; René Lussier/Martin Tétreault, Aventure (2000) 2min; Karlheinz Stockhausen, Gesang der Jünglinge (extrait) (1955-56) 6min; René Lussier/Martin Tétreault, Dorure (2000) 4min; Aliocha Van Der Avoort, Tropisme (2000) 8min; René Lussier/Martin Tétreault, Déchirure (2000) 1min; Denis Smalley, Pentes (1974) 13min; Wolfgang Mitterer, Kügel (1993) 2min; Andrew Lewis, Ascent (1997) 12min. Au programme à 21 h — Solo: … dans le silence de la nuit… Le Vertige Inconnu (1993) 8min; Point de passage (1997) 12min; Projet Proust (1996) 13min; Nuit Cendre (1995) 12min; Derrière la porte la plus éloignée (1998) 12min.

Jeudi 12 avril 2001

Beatriz Ferreyra (1937, Cordoba, Argentine)
Elle a étudié à Paris avec Nadia Boulanger, Edgardo Cantón (GRM France - RAI Italie en 1963). Elle a travaillé au Groupe de recherches musicales (GRM) du Service de la Recherche de l’ORTF sous la direction de Pierre Schaeffer (1963 - 70) où elle a collaboré à la réalisation des disques Solfège de l’objet sonore. Elle y a réalisé des travaux de recherche et elle a été responsable des séminaires interdisciplinaires. En 1975, elle a fait partie du Collège des compositeurs de l’Institut de Musique Électroacoustique de Bourges. Elle a créé les concerts expérimentaux Les rendez-vous de la Musique concrète du Centre d’études et de recherche Pierre Schaeffer (1998-99). Elle a été primée lors de concours internationaux et elle a participé à des colloques et à des séminaires de musique électroacoustique. Comme compositeure indépendante, elle a reçu des commandes d’état et des associations musicales (GRM, IMEB, ACIC, etc) en France et à l’étranger, pour des festivals et des concerts. Elle compose aussi pour des spectacles, des films et des ballets. Elle a réalisé des æuvres de musicothérapie et a fait partie de jurys pour des concours internationaux de musiques expérimentales. Discographie: Sonic Circuits, American Composers Forum 1997 (Innovd 114, USA); Chysopée Electronique (Bourges, 1998).

Au programme à 19 h — Carte blanche: L’heure des souvenirs. Christine Groult, L’Heure alors s’incline… (1991) 18min; Elsa Justel, Du libe tu? (1996) 2min; Enrique Belloc, Bahía Blanca (2000) 7min; Beatriz Ferreyra, Souffle d’un petit Dieu distrait (1987-97) 13min; José Hallac, The breaking of the scream (1998-99) 11min. Au programme à 21 h — Solo: L’heure des mouvances. Río de los pájaros (1998) 12min, Río de los pájaros escondidos (1999-2000) 11min, Río de los pájaros azules (1999) 10min; et quelques amis: Luigi Ceccarelli, Respiri (1999) 18min; Horacio Vaggione, Agon (1998) 9min; Roger Cochini, La chiuma dei Rumori (2000) 11min.

Une conférence de Beatriz Ferreyra aura lieu au cours de son passage à Montréal le mardi 10 avril à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, à 13h (salle B-399).

Une semaine produite par Réseaux avec l’aide du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal et de la Fondation SOCAN et en collaboration avec Radio-Canada — Chaîne culturelle.

• Réseaux (www.reseauxconcerts.com) est membre du Conseil québécois de la musique (www.cqm.qc.ca), du Groupe Le Vivier (www.levivier.ca) et est partenaire de LA LISTE (www.laliste.qc.ca).

Page projet@r9.communique générée par litk 0.560 le lundi 8 mars 2010. Conception et mise à jour: DIM.