Pulsar, voici le nom de la nouvelle série que lance le défunt Rien à voir. La manifestation renoue avec les expériences de Clair de terre [produites par l’ACREQ], ces soirées d’électroacoustiques qui ont cessé en 1993, remplacées par la série des Rien à voir [produite par Réseaux]. Les événements Pulsar auront donc lieu une fois l’an, au Planétarium.
L’inauguration s’est faite hier soir avec un concert entièrement consacré à la musique de Robert Normandeau. À part Puzzle, qui ouvrait le programme, ce sont toutes des œuvres que le compositeur a tirées des nombreuses musiques de scène qu’il a imaginées pour différentes troupes.
Puzzle est une pièce charmante et un peu facile. Normandeau y tombe dans la rythmique à 4/4 non pas par simplicité, mais pour permettre un collage et recollage des différents événements sonores conçus. Une précision s’impose d’emblée. Tout le programme devait être lancé en DVD 5.1, mais contingences techniques et esprit perfectionniste aidants, le «produit» ne sera disponible qu’à la mi-janvier. L’avantage ce cette formule est qu’avec les nouvelles possibilités des systèmes de son de cinéma-maison, chacun aura la possibilité d’enfin pouvoir écouter, voire réinventer, l’écoute de cette musique en véritable spatialisation enfin délivrée des limites de la stéréophonie, donc d’un peu recomposer l’œuvre. On attend avec impatience cette première technologique québécoise.
Suivait Éden, pièce narrative du parcours biographique sonorisé de Marguerite Duras. La musique est sensible, traitant des influences avec un sens juste de l’imaginaire, avec de belles vagues de transitions. Chorus, hommage aux victimes des attentats du 11 septembre, reste plus problématique: à vouloir faire du beau son, la guimauve des bons sentiments affleure et noie le message. Néanmoins, si ces deux œuvres semblent plus tièdes, il faut souligner — comme partout dans cette soirée — l’impeccable et, suprenamment, exceptionnelle tenue technologique. Oui, il y a là plus que de quoi s’émerveiller: se réjouir que le médium ne nuise plus au message en aucune façon.
StrinGDberg nous fait pénétrer dans l’étrangeté de la perspective acoustique. Que ce soit dans les diverses densités de couches sonores, dans les jeux de mobiles des «tempos», l’esprit combinatoire des sonorités fait penser aux Couleurs, de Rimbaud comme aux Correspondances de Baudelaire. C’était du grand Normandeau.
Qui va se surpasser en fin de concert avec Hamlet-Machine with Actors. Si, partout ailleurs, on admire le sens de la construction, l’inspiration, l’originalité, ici on se trouve devant le souffle d’un véritable chef-d’œuvre! Effets percutants, dosés et justes, violence jamais gratuite ni agressante en décibels, et une profondeur philosophique critique si actuelle et personnelle qu’on attend le disque pour mieux pénétrer tous les arcanes du grand œuvre accompli.
Pour le reste des activités de Réseaux, on inaugurera en janvier un autre type de manifestations, baptisées Akousma, où se mêleront musiques mixtes, électroniques, technologiques, visuelles, etc. Décidément, l’acousmatique bouge beaucoup! «Avis à la population!»: après la réussite totale d’hier, il faudra suivre avec attention et passion ces nouveaux développements.
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Lundi à 20h, au Planétarium de Montréal, Réseaux, producteur de «Rien à voir», inaugurera Pulsar, une nouvelle série de concerts. Au programme: Puzzles, de Robert Normandeau, dont le disque, un DVD-audio multicanal, sera lancé à la même occasion sur étiquette empreintes DIGITALes. Puzzles, le cinquième disque solo de Normandeau, puise sa source dans les musiques de scène composées pour cinq productions théâtrales mises en scène par Brigitte Haentjens de 2001 à 2003: Hamlet-Machine, Mademoiselle Julie, Antigone, L’Éden cinéma et Les Farces conjugales. Les musiques seront entendues au Planétarium dans leur version 16 pistes, mais, pour le disque, le compositeur a remixé ses compositions afin de les rendre compatibles avec le format 5.1 des cinémas maison.
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Les animateurs de la société de concerts Réseaux lancent une nouvelle série de concerts aux antipodes de la défunte série Rien à voir, qui les a fait connaître. La nouvelle série Pulsar se tiendra une fois l’an au Planétarium de Montréal, un juste retour des choses pour Robert Normandeau, à qui est offerte cette première série, puisqu’il produisait la série de concerts Clair de terre, pour l’ACREQ, de 1989 à 1993 au même endroit… On profitera de cette soirée pour lancer le cinquième disque solo de Robert Normandeau, «Puzzles», un DVD-Audio au format 5.1, une première pour l’étiquette empreintes DIGITALes et une innovation qui permettra aux auditeurs de recréer chez eux la spatialisation sonore mudtiphonique qui fait tout le charme des diffusions acousmatiques (les pièces du disque, des versions concert d’oeuvres réalisées pour le théâtre, seront présentées lors du concert dans leur format original de 16 pistes). Le boîtier de «Puzzles» contiendra aussi une version stéréophonique du disque. Présentation et lancement du premier DVD solo de Robert Normandeau le lundi 6 décembre, 20h.
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Pulsar *1 est produit avec l’aide du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Patrimoine canadien, et du Conseil des arts de Montréal.
• Réseaux (www.reseauxconcerts.com) est membre du Conseil québécois de la musique (www.cqm.qc.ca), du Groupe Le Vivier (www.levivier.ca), du Conseil québécois des arts médiatiques (www.cqam.org) et est partenaire de LA LISTE (www.laliste.qc.ca).
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2010. Conception et mise à jour: DIM.